Projets Inter-Equipes

Les équipes ont engagé des projets transversaux sur des problématiques répondant aux objectifs scientifiques déclinés au travers des axes de l’UCEIV: Axe 1 “Impacts de polluants sur le vivant” et Axe 2 “Remédiation et valorisation”. Ces actions sont le reflet des approches interdisciplinaires et innovantes que l’Unité est capable de développer.

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Evaluation du degré de toxicité de sous-produits lors de l’élimination incomplète de COV par procédé catalytique

Ce projet associe les équipes « Traitement Catalytique et Energie Propre » et « Chimie et Toxicologie des Emissions Atmosphériques » et vise à appréhender la question de la toxicité de composés formés lorsque les COV sont éliminés par voie catalytique.
Cette approche transversale a été mise en place afin de valider les procédés, non seulement en se basant sur les performances catalytiques mais aussi en identifiant les conditions réactionnelles à éviter afin de ne pas émettre de sous-produits présentant un risque toxique. Le challenge actuel est un couplage inédit permettant de mettre directement en contact des cellules pulmonaires humaines avec les gaz issus du test afin de valider totalement nos procédés.

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Dégradation de polluants organiques en milieu aqueux

Les équipes « Chimie Supramoléculaire » et « Traitement Catalytique et Energie Propre » développent des recherches sur la dépollution de l’eau par Fenton et photo-Fenton à l’aide de catalyseurs hétérogènes. Il s’agit de préparer des catalyseurs à base de matériaux poreux naturels (argiles, schistes bitumineux, algues, zéolithes…) ou synthétiques et de tester leur efficacité dans des réactions d’oxydation des composés organiques (Fenton, photo-Fenton, oxydation catalytique). L’utilisation de matériaux inorganiques poreux hautement structurés a permis d’obtenir des solides ayant de bonnes propriétés aussi bien pour servir de support de catalyseurs que pour l’adsorption/absorption. De plus, il a été réalisé la synthèse de matériaux hybrides comportant des CD intercalées dans des hydroxydes doubles lamellaires (LDH/CD).

 

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Etude du rôle de l’inoculation mycorhizienne dans la phytostabilisation des ETM dans des sols historiquement pollués

Les équipes « Interactions Plantes-Champignons et Remédiation » et « Chimie et Toxicologie des Emissions Atmosphériques » ont combiné leurs compétences en toxicologie, écotoxicologie et en phytoremédiation par les mycorhizes pour évaluer l’état de santé d’espèces végétales herbacées et arborées introduites dans un site pollué. Cette étude s’est inscrite dans le cadre du programme de recherche Phytener (2009-2014), financé par l’ADEME, porté par le groupe ISA du LGCgE et impliquant plusieurs partenaires : PC2A (Lille 1), Laboratoire des Sciences Végétales et Fongiques (Université Lille 2), Laboratoire Chrono-Environnement (Université de Franche Comté), l’INRA, CCM ULCO et UCEIV, la Chambre Régionale d’Agriculture Nord – Pas de Calais. Il a pour principal objectif de développer une technique de requalification par phytostabilisation assistée de sols fortement contaminés par des ETM (plomb, cadmium, zinc…) provenant d’émissions atmosphériques passées de deux usines métallurgiques basées à Noyelles-Godault.
Les équipes IPCR et CTEA ont exploré le rôle de la mycorhization dans la phytostabilisation assistée des ETM dans la tolérance à la toxicité des polluants du Miscanthus et de certaines essences d’arbres (aulne, robinier), en évaluant les marqueurs du stress oxydant (acides gras, malondialdéhyde, 8-OHdG, activités enzymatiques antioxydantes). L’intérêt de la phytostabilisation assistée par des amendements minéraux (cendre volantes) sur la viabilité microbienne du sol a été également étudié grâce à des marqueurs lipidiques spécifiques.

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Etude des propriétés antifongiques de composants d’huiles essentielles libres ou complexés :

Les équipes « Chimie Supramoléculaire » et « Interactions Plantes-Champignons et Remédiation » développent un projet sur la recherche de nouvelles formulations non toxiques pour l’Homme et respectueuses de l’Environnement afin de lutter contre des champignons phytopathogènes. Il s’agit de tester les capacités de complexes d’inclusion entre des cyclodextrines et des composants d’huiles essentielles de plantes à inhiber le développement  de différentes espèces fongiques. Les concentrations minimales inhibitrices (IC50 et IC100) sont déterminées par un screening par la méthode de dilution dans l’agar. L’utilisation de complexes d’inclusion peut s’inscrire comme une solution alternative basée sur des produits naturels, écologiques et durables pour de nouvelles pratiques agroalimentaires remplaçant les conservateurs alimentaires et les fongicides de synthèse.
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